lundi 15 août 2011

UN DÉBUT D'HISTOIRE

Le fleuve coule. Toujours tranquille, toujours vide d'émotions. L'appétit du temps ne lui vient pas: il est toujours autre. Il n'y a que ceux qui l'habitent qui ne changent presque pas. Ils voguent dans des relents de pourriture, ne chantent que pour oublier leurs soucis trop lourds, habités eux-mêmes par les fantômes de leurs souvenirs qui, eux, ne changent pas.

Je regarde le tout et me pose cette question existentielle: qu'y a-t-il au-delà de la souffrance de se sentir mourir seconde après seconde?

jeudi 28 juillet 2011

SUR LA RÉGRESSION DE L'ESPRIT

Ces temps-ci, j'essaie de faire plein de trucs pour réussir à bouger.  Je me suis inscrit au gym, je tente de faire publier mon premier roman, j'ai déménagé.  Mais en même temps, je sens mon esprit m'échapper de plus en plus vers je ne sais trop quoi, comme s'il avait décidé de ne plus m'appartenir.

J'oublie trop de choses.  Ma mémoire à court terme est de pire en pire.  Je déconnecte constamment.  Trop souvent.  Des fois, ça m'empêche de travailler convenablement.  Dès que j'ai une conversation de plus de 5 minutes avec quelqu'un, je deviens fébrile, et ça m'est arrivé quelques fois de demander à mon interlocuteur ce que je venais juste de dire.

Bref, j'ai l'impression de me sentir comme je me sentais dans les premiers mois après la mort de Julie, mais en étant tout de même beaucoup plus en forme.  Peut-on appeler ça une régression ou autre chose?  Un burnout?  Une dépression?  Une écoeurantite de tout?

J'ai quand même des highlights dans mes journées.  Je ne suis pas déprimé.  Juste neutre.  Sauf à certaines occasions où je ne peux juste pas m'empêcher de sourire.  Quelque chose en moi veut vraiment sortir et prendre la place de ce que je suis présentement et je ne souhaite rien de plus que ça arrive.

Le hic, c'est que je ne peux plus le faire tout seul.  J'ai atteint un mur d'action et beaucoup trop de choses me retiennent de leurs mains d'acier.

Alors cet été, j'ai marché sur un préjugé que j'ai depuis l'adolescence et j'ai demandé de l'aide.

Je suis en attente.

Pas pour longtemps, je pense.

jeudi 9 juin 2011

SUR LES LECTEURS DE PARIS MATCH

Faut-il être gonflé d'un orgueil dangereux pour penser que les accidents n'arrivent qu'aux autres quand on est rendu à 60 ans...

vendredi 6 mai 2011

UNE QUESTION DE...

... de mettre ses énergies à la bonne place, ce que je n'ai vraiment pas fait ces derniers mois. Hier était la dernière journée au travail d'une magnifique femme dont je suis tombé amoureux et ç'a été une grossière erreur de mettre mon énergie à lui montrer mon intérêt.  Ça a été le malaise jusqu'à la fin, même l'au revoir.  Finalement, ça risque de me faire le plus grand bien, son départ. Mon coeur ne se déchirera plus chaque fois que je vais la voir, pour commencer. Mes émotions sont très éclectiques, ces temps-ci.  Je vis de grandes peines et de petites joies, toujours sur le banc de l'observateur...

l'observation fait mal, ces temps-ci, sans doute parce que je suis très mal assis...

Je suis mon anthropologue personnel. Je ressens ce que mon Autre ressent et tout semble encore nouveau. Que se passe-t-il dans ce crâne vieillissant...?

lundi 2 mai 2011

Le temps rattrape le temps... et l'envoie dans les cordes

Le deuil est un combat de tous les jours... Combat contre le temps, contre soi-même et contre les souvenirs.  C'est aussi un combat pour ne pas oublier, ce que j'ai de la difficulté à faire depuis deux ans.

Ma mémoire flanche, ma concentration diminue de jour en jour.  J'ai de la difficulté à entretenir un conversation plus que 10 minutes.  Après ce temps, j'ai des fourmis dans les doigts, je commence à être étourdi et ma vision se dédouble.  L'oubli est une chose atroce.  Oublier sa vie, mais aussi oublier de vivre.

Je viens de voir un épisode de Scrubs où l'un des personnages perd son frère atteint de leucémie.  Il n'arrive pas à se faire à l'idée et on le voit accompagné de ce frère tout au long de l'émission, alors qu'il est mort.  Il est difficile de concevoir un tel événement, même s'il se produit devant nous.  On ne veut pas laisser partir l'être aimé, parce que si on le fait, on accepte l'idée qu'on ne reverra plus jamais cette personne, qu'on ne pourra plus la toucher, sentir son parfum, la regarder dans les yeux, rire ou pleurer en sa compagnie.

Ce qui me ramène à ce que j'ai vécu avec Julie.  J'en ai parlé un peu avec un ami hier, et aujourd'hui, il y a cet épisode où le personnage prend finalement conscience, à la fin, qu'il ne va pas à l'anniversaire de son fils, mais à l'enterrement de son frère.  Ça a fessé comme un coup de bâton de golf dans les couilles.  Seulement, je semble encore totalement détaché des émotions que je ressens, comme si deux personnes habitaient mon corps: celui qui souffre toujours, et l'autre qui observe froidement comment la réaction évolue dans le système.  Je suis ce deuxième, ces temps-ci.  Et je ne sais pas comment retourner vers l'autre, ni comment l'aider à mieux se sentir.  Je vogue tout simplement dans le temps, blasé du murmure de la ville, en proie à une torpeur morbide accentuée par la douleur physique.  Prisonnier d'une toile d'araignée faite de barbelés, j'arrête de me débattre pour un temps, juste pour voir la grosseur de l'araignée prête à me dévorer vivant.

C'est un peu pourquoi j'ai écrit ce poème.

Je sais qu'il ne faut pas laisser la pourriture s'installer.  Sait-elle qu'elle n'est pas la bienvenue ici?  Je vais devoir lui dire ma façon de penser, mais pour le moment, il y a une brèche dans la coque, l'abordage a mal commencé.

vendredi 25 mars 2011

Bientôt prêt... à casser une vitre!

Dernière étape avant d'envoyer mon manuscrit dans plein de maisons d'édition: rencontre avec ma cousine Caroline pour une discussion de dernière minute sur le texte.  Après ça, des tonnes de copies à sortir, parce que les éditeurs manquent d'argent pour sortir les textes sur papier ou sont restés vieux-jeu.  Bref, le livre va sans doute me coûter en copies ce qu'il m'aurait coûté si je l'avais auto-produit.  Bah, pas grave! J'ai toujours rêvé d'être publié chez Alire.

Il me tarde de pouvoir envoyer le tout.  Surtout qu'en ce moment, je sens une stagnation dans mon système (comme si j'attendais quelque chose qui n'arrivera jamais), qui le cristallise et l'empêche d'exister convenablement. Un vide qui s'agrandit de plus en plus et qui attend juste que je saute dedans à pieds joints.

C'est probablement associé à d'autres événements qui se passent dans ma vie, aussi...

Toujours est-il que, en impulsif émotif que je suis, j'ai finalement décidé de garder mes trucs pour moi.  De toute façon, la vie vaut plus la peine d'être vécue sans le braillage incessant qui sort de ma bouche, et ceci inclus ma vie aussi. :O)

Les gens autour de moi vivent aussi des choses - belles ou moches - et on dirait que j'avais complètement perdu l'intérêt.  Pas que je m'en foutais, au contraire, mais c'est surtout qu'une déconnexion s'est opérée au fil des dernières années.  Autant que je peux être encore plus sensible aux choses qui m'arrivent, autant le suis-je moins à ce qui se passe autour de moi.

Une cloche sonne dans mon crâne.  À quoi bon exister pour soi-même?  La satisfaction personnelle est une chose, mais réussir à rendre les autres heureux est, d'après moi, la plus belle chose qui existe.  Les gens qui m'entourent en sont capables, je suis heureux en leur compagnie.  Mais d'une façon qui n'était pas la mienne avant... Celle qui passe au travers du corps et qui rayonne, mais qui fatigue le cerveau.  Un être qui passe son temps seul et dans sa tête doit réapprendre à parler, comme qui dirait.

Le chemin est encore long vers moi-même.  Surtout que j'ai l'impression de de reculer ou de monter au lieu d'avancer.  Mais c'est peut-être ce qu'il faut que je fasse, aussi.  Ne pas suivre le même chemin que les autres...

Des castors rongent un frein et s'habillent en Père Noël. S'arracher le coeur est sans doute la solution au problème...

jeudi 17 février 2011

COCO'S ULTIMATE COLLECTION!

Profitons-en pendant que les Grammies viennent de finir!

Je vous dévoile "COCO'S ULTIMATE COLLECTION" en 8 volumes!!!  Une playlist de bestov personnels engraissée par quelques années d'écoutage de musique.  Pas tout à fait exhaustive, par contre, mais pour ceux qui veulent découvrir quelques groupes (certains reviennent sur quelques disques), c'est un excellent début.  ça part des années 60 jusqu'en 2010!

CD 1
  1. La nuit je mens (Alain Bashung)
  2. House Of Cards (Radiohead)
  3. My Window (The Residents)
  4. Jaher (Skinny Puppy)
  5. Going On (Gnarls Barkley)
  6. The Sound Of Musak (Porcupine Tree)
  7. Cigarettes, Wedding Bands (Band Of Horses)
  8. Paranomia (The Art Of Noise)
  9. Final Solution (Peter Murphy)
  10. Soul On Ice (Yello)
  11. Cars (Gary Numan)
  12. [Hidden Track] (She Wants Revenge)
  13. From Rags To Riches (The Blue Nile)
  14. Machine Gun (Mano Negra)
  15. Lights (Interpol)
CD 2
  1. Hardset Head (Skinny Puppy)
  2. 1984 (David Bowie)
  3. When Anger Shows (Editors)
  4. Safe Without (Interpol)
  5. Toxicity (System Of A Down)
  6. Indios de Barcelona (Mano Negra)
  7. Ingenting (Kent)
  8. Pyramid Song (Radiohead)
  9. Twist (Tones On Tail)
  10. A Mirror Without (Royal Wood)
  11. The First Stone (Peter Murphy)
  12. A Certain Shade Of Green (Incubus)
  13. All Of The Ways (Interpol)
  14. From The Ritz To The Rubble (Arctic Monkeys)
  15. Summer Well (Interpol)
  16. I'll Be There For You (The Rembrandts)
CD 3
  1. Kingdom's Coming (Bauhaus)
  2. Soldier Side (System Of A Down)
  3. Moisture (The Residents)
  4. One Step Beyond (Madness)
  5. Norfold Coast (The Stranglers)
  6. Keys Of Life (Klaus Nomi)
  7. Slowly (Amon Tobin)
  8. « The Order Of Death » (Public Image Ltd)
  9. Juliet (Royal Wood)
  10. La fuite (Karkwa)
  11. Synesthesia (Porcupine Tree)
  12. The Holy Egoism Of Genius (The Art Of Noise)
  13. Create And Melt (Dalis Car)
  14. Radioactivity (Kraftwerk)
  15. No Search For Us (Trisomie 21)
  16. All Of The Ways (Interpol)
CD 4
  1. Mope (Bloodhound Gang)
  2. Who Killed Mr Moonlight (Bauhaus)
  3. Memory Serves (Interpol)
  4. Better (OSI)
  5. Programmed (Archive)
  6. Success (Interpol)
  7. Slow Burn (David Bowie)
  8. Becoming Insane (Infected Mushroom)
  9. Grapevine Fires (Death Cab For Cutie)
  10. Meet Me In Hong Kong (Plajia)
  11. Ode To LRC (Band Of Horses)
  12. Run (Vampire Weekend)
  13. No New Tale To Tale (Love & Rockets)
  14. North Winds Blowing (The Stranglers)
CD 5
  1. Crashed (David J)
  2. Chronologie 4 (Jean-Michel Jarre)
  3. Angel (Massive Attack)
  4. David Makalaster (Les Claypool's Frog Brigade)
  5. Barricade (Interpol)
  6. Loom Of The Land (Nick Cave & The Bad Seeds)
  7. Lost Control (The Stranglers)
  8. The Line Between The Devil's Teeth (Peter Murphy)
  9. Dead Finks Don't Talk (Brian Eno)
  10. Love Crimes (Moonspell)
  11. Dog Eat Dog (Weird Al Yancovic)
  12. The Grand Vizier's Garden Party (extrait) (Pink Floyd)
  13. Leif Erikson (Interpol)
CD 6
  1. Subway (Peter Murphy)
  2. This Vicious Cabaret (David J)
  3. Du Var Min Armé (Kent)
  4. That Boy Could Dance (Weird Al Yancovic)
  5. So Easy (Röyksopp)
  6. Eastern Bloc (Thomas Dolby)
  7. The Funeral (Band Of Horses)
  8. Goldrush (Yello)
  9. MK Ultra (Muse)
  10. Country Mile (Clinic)
  11. Watchful Elms (Grim Skunk)
  12. Vitr v Mracich (Pluto)
  13. Le soupir du monde (Arman Méliès)
  14. Honeymoon Croon (Bauhaus)
  15. Planet Claire (The B-52's)
  16. Rain (Tones On Tail)
CD 7
  1. Nothing (René Halkett & David J)
  2. The Undoing (Interpol)
  3. Un jeu d'enfant (Charles de Goal)
  4. Dirt Room (Blue October)
  5. Performance (Tones On Tail)
  6. Man Next Door (Massive Attack)
  7. Always Malaise (The Man I Am) (Interpol)
  8. Gut Feeling (Devo)
  9. Nude (Radiohead)
  10. 2000 Light Years From Home (The Rolling Stones
  11. Speed Of Sound (Coldplay)
  12. You've Been Around (David Bowie)
  13. Young Folks (Peter Bjorn & John)
  14. Squeeze Please (Yello)
  15. Samuel Hall (Alain Bashung avec Rodolphe Burger)
  16. It Could Be Sunshine (Love & Rockets)
  17. Black Stone Heart (Bauhaus)
CD 8
  1. Mr Bee's Bumble (The Residents)
  2. Some Riot (Elbow)
  3. Wearing A Raincoat (They Might Be Giants)
  4. Uniform (Bloc Party)
  5. Sympathy For The Devil (The Rolling Stones)
  6. La Façade (Karkwa)
  7. Evil Devolution (Ayreon)
  8. See The Devil In Me (Trisomie 21)
  9. Sex Dwarf (Soft Cell)
  10. White Shadows (Coldplay)
  11. Back In The Moors Of Mars (Grim Skunk)
  12. King Volcano (Bauhaus)
  13. Passive Aggressive (Placebo)
  14. Goddess On A Highway (Mercury Rev)