lundi 31 octobre 2011
SORTIR DE SOI SANS SE BRISER
Je décèle peu à peu ce qui veut prendre ma place. L'Ombre Noire n'est pas très loin, elle attend derrière mon inconscient et se place déjà pour sauter sur le premier venu. J'ai vu des choses, aujourd'hui, que je ne croyais pas revoir. Un miroir placé devant mon esprit, j'ai vu l'enfant-bête, recroquevillé, rongeant ses ongles sales, les blessures du Souffle Furieux sur son corps. Je ne pouvais pas le rejoindre, ni lui parler. Je sens que dans ses yeux se noie tout le potentiel qui habite le monde, mon monde. l'Outre-Monde, cette banlieue décrépite et désuète qui pave mon cerveau. Des pages de journal volent dans un air smogué. Des clochards meurent sur le boulevard et un démon marche librement dans les rues, arrachant le coeur des vieillards, des enfants, de tout ceux qui ne peuvent plus.
Une explosion survient, des émotions tempêtent leur place devant un soleil qui ne réchauffe plus. La confusion fait rage et domine le lot.
Le sommeil du monstre est souhaité, ne pas le réveiller est devenu une tâche ardue...
lundi 15 août 2011
UN DÉBUT D'HISTOIRE
Je regarde le tout et me pose cette question existentielle: qu'y a-t-il au-delà de la souffrance de se sentir mourir seconde après seconde?
jeudi 28 juillet 2011
SUR LA RÉGRESSION DE L'ESPRIT
J'oublie trop de choses. Ma mémoire à court terme est de pire en pire. Je déconnecte constamment. Trop souvent. Des fois, ça m'empêche de travailler convenablement. Dès que j'ai une conversation de plus de 5 minutes avec quelqu'un, je deviens fébrile, et ça m'est arrivé quelques fois de demander à mon interlocuteur ce que je venais juste de dire.
Bref, j'ai l'impression de me sentir comme je me sentais dans les premiers mois après la mort de Julie, mais en étant tout de même beaucoup plus en forme. Peut-on appeler ça une régression ou autre chose? Un burnout? Une dépression? Une écoeurantite de tout?
J'ai quand même des highlights dans mes journées. Je ne suis pas déprimé. Juste neutre. Sauf à certaines occasions où je ne peux juste pas m'empêcher de sourire. Quelque chose en moi veut vraiment sortir et prendre la place de ce que je suis présentement et je ne souhaite rien de plus que ça arrive.
Le hic, c'est que je ne peux plus le faire tout seul. J'ai atteint un mur d'action et beaucoup trop de choses me retiennent de leurs mains d'acier.
Alors cet été, j'ai marché sur un préjugé que j'ai depuis l'adolescence et j'ai demandé de l'aide.
Je suis en attente.
Pas pour longtemps, je pense.
jeudi 9 juin 2011
SUR LES LECTEURS DE PARIS MATCH
vendredi 6 mai 2011
UNE QUESTION DE...
l'observation fait mal, ces temps-ci, sans doute parce que je suis très mal assis...
Je suis mon anthropologue personnel. Je ressens ce que mon Autre ressent et tout semble encore nouveau. Que se passe-t-il dans ce crâne vieillissant...?
lundi 2 mai 2011
Le temps rattrape le temps... et l'envoie dans les cordes
Ma mémoire flanche, ma concentration diminue de jour en jour. J'ai de la difficulté à entretenir un conversation plus que 10 minutes. Après ce temps, j'ai des fourmis dans les doigts, je commence à être étourdi et ma vision se dédouble. L'oubli est une chose atroce. Oublier sa vie, mais aussi oublier de vivre.
Je viens de voir un épisode de Scrubs où l'un des personnages perd son frère atteint de leucémie. Il n'arrive pas à se faire à l'idée et on le voit accompagné de ce frère tout au long de l'émission, alors qu'il est mort. Il est difficile de concevoir un tel événement, même s'il se produit devant nous. On ne veut pas laisser partir l'être aimé, parce que si on le fait, on accepte l'idée qu'on ne reverra plus jamais cette personne, qu'on ne pourra plus la toucher, sentir son parfum, la regarder dans les yeux, rire ou pleurer en sa compagnie.
Ce qui me ramène à ce que j'ai vécu avec Julie. J'en ai parlé un peu avec un ami hier, et aujourd'hui, il y a cet épisode où le personnage prend finalement conscience, à la fin, qu'il ne va pas à l'anniversaire de son fils, mais à l'enterrement de son frère. Ça a fessé comme un coup de bâton de golf dans les couilles. Seulement, je semble encore totalement détaché des émotions que je ressens, comme si deux personnes habitaient mon corps: celui qui souffre toujours, et l'autre qui observe froidement comment la réaction évolue dans le système. Je suis ce deuxième, ces temps-ci. Et je ne sais pas comment retourner vers l'autre, ni comment l'aider à mieux se sentir. Je vogue tout simplement dans le temps, blasé du murmure de la ville, en proie à une torpeur morbide accentuée par la douleur physique. Prisonnier d'une toile d'araignée faite de barbelés, j'arrête de me débattre pour un temps, juste pour voir la grosseur de l'araignée prête à me dévorer vivant.
C'est un peu pourquoi j'ai écrit ce poème.
Je sais qu'il ne faut pas laisser la pourriture s'installer. Sait-elle qu'elle n'est pas la bienvenue ici? Je vais devoir lui dire ma façon de penser, mais pour le moment, il y a une brèche dans la coque, l'abordage a mal commencé.
vendredi 25 mars 2011
Bientôt prêt... à casser une vitre!
Il me tarde de pouvoir envoyer le tout. Surtout qu'en ce moment, je sens une stagnation dans mon système (comme si j'attendais quelque chose qui n'arrivera jamais), qui le cristallise et l'empêche d'exister convenablement. Un vide qui s'agrandit de plus en plus et qui attend juste que je saute dedans à pieds joints.
C'est probablement associé à d'autres événements qui se passent dans ma vie, aussi...
Toujours est-il que, en impulsif émotif que je suis, j'ai finalement décidé de garder mes trucs pour moi. De toute façon, la vie vaut plus la peine d'être vécue sans le braillage incessant qui sort de ma bouche, et ceci inclus ma vie aussi. :O)
Les gens autour de moi vivent aussi des choses - belles ou moches - et on dirait que j'avais complètement perdu l'intérêt. Pas que je m'en foutais, au contraire, mais c'est surtout qu'une déconnexion s'est opérée au fil des dernières années. Autant que je peux être encore plus sensible aux choses qui m'arrivent, autant le suis-je moins à ce qui se passe autour de moi.
Une cloche sonne dans mon crâne. À quoi bon exister pour soi-même? La satisfaction personnelle est une chose, mais réussir à rendre les autres heureux est, d'après moi, la plus belle chose qui existe. Les gens qui m'entourent en sont capables, je suis heureux en leur compagnie. Mais d'une façon qui n'était pas la mienne avant... Celle qui passe au travers du corps et qui rayonne, mais qui fatigue le cerveau. Un être qui passe son temps seul et dans sa tête doit réapprendre à parler, comme qui dirait.
Le chemin est encore long vers moi-même. Surtout que j'ai l'impression de de reculer ou de monter au lieu d'avancer. Mais c'est peut-être ce qu'il faut que je fasse, aussi. Ne pas suivre le même chemin que les autres...
Des castors rongent un frein et s'habillent en Père Noël. S'arracher le coeur est sans doute la solution au problème...
jeudi 17 février 2011
COCO'S ULTIMATE COLLECTION!
Je vous dévoile "COCO'S ULTIMATE COLLECTION" en 8 volumes!!! Une playlist de bestov personnels engraissée par quelques années d'écoutage de musique. Pas tout à fait exhaustive, par contre, mais pour ceux qui veulent découvrir quelques groupes (certains reviennent sur quelques disques), c'est un excellent début. ça part des années 60 jusqu'en 2010!
CD 1
- La nuit je mens (Alain Bashung)
- House Of Cards (Radiohead)
- My Window (The Residents)
- Jaher (Skinny Puppy)
- Going On (Gnarls Barkley)
- The Sound Of Musak (Porcupine Tree)
- Cigarettes, Wedding Bands (Band Of Horses)
- Paranomia (The Art Of Noise)
- Final Solution (Peter Murphy)
- Soul On Ice (Yello)
- Cars (Gary Numan)
- [Hidden Track] (She Wants Revenge)
- From Rags To Riches (The Blue Nile)
- Machine Gun (Mano Negra)
- Lights (Interpol)
- Hardset Head (Skinny Puppy)
- 1984 (David Bowie)
- When Anger Shows (Editors)
- Safe Without (Interpol)
- Toxicity (System Of A Down)
- Indios de Barcelona (Mano Negra)
- Ingenting (Kent)
- Pyramid Song (Radiohead)
- Twist (Tones On Tail)
- A Mirror Without (Royal Wood)
- The First Stone (Peter Murphy)
- A Certain Shade Of Green (Incubus)
- All Of The Ways (Interpol)
- From The Ritz To The Rubble (Arctic Monkeys)
- Summer Well (Interpol)
- I'll Be There For You (The Rembrandts)
- Kingdom's Coming (Bauhaus)
- Soldier Side (System Of A Down)
- Moisture (The Residents)
- One Step Beyond (Madness)
- Norfold Coast (The Stranglers)
- Keys Of Life (Klaus Nomi)
- Slowly (Amon Tobin)
- « The Order Of Death » (Public Image Ltd)
- Juliet (Royal Wood)
- La fuite (Karkwa)
- Synesthesia (Porcupine Tree)
- The Holy Egoism Of Genius (The Art Of Noise)
- Create And Melt (Dalis Car)
- Radioactivity (Kraftwerk)
- No Search For Us (Trisomie 21)
- All Of The Ways (Interpol)
- Mope (Bloodhound Gang)
- Who Killed Mr Moonlight (Bauhaus)
- Memory Serves (Interpol)
- Better (OSI)
- Programmed (Archive)
- Success (Interpol)
- Slow Burn (David Bowie)
- Becoming Insane (Infected Mushroom)
- Grapevine Fires (Death Cab For Cutie)
- Meet Me In Hong Kong (Plajia)
- Ode To LRC (Band Of Horses)
- Run (Vampire Weekend)
- No New Tale To Tale (Love & Rockets)
- North Winds Blowing (The Stranglers)
- Crashed (David J)
- Chronologie 4 (Jean-Michel Jarre)
- Angel (Massive Attack)
- David Makalaster (Les Claypool's Frog Brigade)
- Barricade (Interpol)
- Loom Of The Land (Nick Cave & The Bad Seeds)
- Lost Control (The Stranglers)
- The Line Between The Devil's Teeth (Peter Murphy)
- Dead Finks Don't Talk (Brian Eno)
- Love Crimes (Moonspell)
- Dog Eat Dog (Weird Al Yancovic)
- The Grand Vizier's Garden Party (extrait) (Pink Floyd)
- Leif Erikson (Interpol)
- Subway (Peter Murphy)
- This Vicious Cabaret (David J)
- Du Var Min Armé (Kent)
- That Boy Could Dance (Weird Al Yancovic)
- So Easy (Röyksopp)
- Eastern Bloc (Thomas Dolby)
- The Funeral (Band Of Horses)
- Goldrush (Yello)
- MK Ultra (Muse)
- Country Mile (Clinic)
- Watchful Elms (Grim Skunk)
- Vitr v Mracich (Pluto)
- Le soupir du monde (Arman Méliès)
- Honeymoon Croon (Bauhaus)
- Planet Claire (The B-52's)
- Rain (Tones On Tail)
- Nothing (René Halkett & David J)
- The Undoing (Interpol)
- Un jeu d'enfant (Charles de Goal)
- Dirt Room (Blue October)
- Performance (Tones On Tail)
- Man Next Door (Massive Attack)
- Always Malaise (The Man I Am) (Interpol)
- Gut Feeling (Devo)
- Nude (Radiohead)
- 2000 Light Years From Home (The Rolling Stones
- Speed Of Sound (Coldplay)
- You've Been Around (David Bowie)
- Young Folks (Peter Bjorn & John)
- Squeeze Please (Yello)
- Samuel Hall (Alain Bashung avec Rodolphe Burger)
- It Could Be Sunshine (Love & Rockets)
- Black Stone Heart (Bauhaus)
- Mr Bee's Bumble (The Residents)
- Some Riot (Elbow)
- Wearing A Raincoat (They Might Be Giants)
- Uniform (Bloc Party)
- Sympathy For The Devil (The Rolling Stones)
- La Façade (Karkwa)
- Evil Devolution (Ayreon)
- See The Devil In Me (Trisomie 21)
- Sex Dwarf (Soft Cell)
- White Shadows (Coldplay)
- Back In The Moors Of Mars (Grim Skunk)
- King Volcano (Bauhaus)
- Passive Aggressive (Placebo)
- Goddess On A Highway (Mercury Rev)
samedi 15 janvier 2011
FINALEMENT
Ce roman n'est pas une histoire.
Ce roman n'est pas un vrai roman.
Ce roman est une oeuvre poétique.
Ce roman est le résultat d'une réflexion sur la forme qui n'est pas une forme.
Ce roman est une autobiographie des 12 dernière années de ma vie.
Ce roman est la reconnaissance d'un Moi profond perdu derrière un nuage de crispations et de questionnements. Une fois ces questionnements résolus ou tassés, il reste la fin, et un dernier questionnement: est-ce que ça finira un jour? Chacun des personnages évolue, devient quelque chose de laid pour redevenir quelque chose de plus beau, plus serein. Chacun des personnages est le côté différent d'une seule et même entité, ils tournent autour du Moi et provoquent des catastrophes afin de faire réagir. La réaction se fait parfois tarder, on n'est pas tous aussi réveillé que certains. Une chasse aux trésors à l'intérieur de mon cerveau qui aboutit à un chaos contrôlé par un pseudo dieu volcan, une figure de père plus ou moins là, mais tout de même réconfortante à côté de la première qui flotte tout simplement comme une ombre tout au long du livre: jamais présente, mais toujours dans la tête, à ronger les derniers vestiges d'identité du(des) personnage(s) principal(aux).
Et qu'en est-il du rêve, à la fin. On l'a perdu, on ne veut plus rien savoir. Laissons-le croupir dans son froid, les rêves finissent toujours par être abusés, de toute façon. Dreams are fading slowly, dans l'oubli cruel et gras of a madman's soul...
mercredi 12 janvier 2011
IL FUT UN TEMPS...
Bref, une nouvelle année commence et je suis de nouveau moi. Un moi toujours aussi étrange, mais peut-être plus là. Essayons-le. Le vide m'habite encore, celui qu'on veut remplir de n'importe quoi, mais qui ne se remplit que d'une seule chose qu'on n'arrive pas à trouver. La Vie n'entend que le chant des jours. Il fut un temps où je me disais tout connaître de l'amour et des humains. Il n'en est rien. C'est en se découvrant soi-même qu'on se rend compte de la diversité de la vie, la beauté d'une couleur ou l'enchantement d'un visage. Les années s'enfoncent plus à chaque seconde, mais il faut vivre d'autant plus. J'ai passé les trente premières années de ma vie à voguer au gré du temps, à ne pas savoir quoi faire de ma vie. J'en suis au même point aujourd'hui, mais avec quelque chose de plus : la connaissance du passé. Et une volonté de plus d'avancer vers un but, reste à savoir lequel. Imaginons que ça se trouve en cours de route, ça occasionne moins de stress.
En ce moment, je réfléchis à une vitesse démesurément lente. Des particules mortes flottent dans mon cerveau et seront évacuées d'ici peu par la terminaison nerveuse de mes doigts frappant sur le clavier. Ces particules sont le flots d'un passé que je dois accepter et embrasser, et par la même occasion embraser et occulter pour que je puisse continuer plus profondément dans le creux de la lumière du monde. Aucune métaphysique ici, juste la pleine lumière d'un soleil qui mourra dans 5 milliards d'années si tout va bien. Bref, je suis sur l'écriture d'un roman depuis treize ans et j'entends y mettre un terme très bientôt. Ce bientôt sera les prochaines semaines, si tout va bien, sinon, la fin de l'année 2011 (pour vrai, cette fois-ci). Peut-être le terminerai-je aujourd'hui, si la grippe m'inspire au point de délirer assez pour la scène finale qui me pose problème. Reflet propre d'un chapitre important de ma vie qui s'est terminé en 2010.
Le deuil est une idée lourde à porter, mais nécessaire. La mort se fait de plus en plus fréquente à mesure qu'on vieillit et même si ce que j'ai vécu fut un véritable cauchemar, une multitude d'autres personnes le vit encore aujourd'hui. Chaque jour apporte une catastrophe inimaginable au yeux d'un observateur précis. Je n'ai pas le choix de vivre le reste de mes jours avec cette catastrophe dans le coeur, mais la métamorphose qui se produit depuis, dévastatrice au départ, m'apparaît comme une rayon de lumière en ce moment. Utilisons cela pour vivre, au lieu de partir à la dérive des continents.
Ça ne veut pas dire que mon roman finira bien, par contre...
samedi 12 juin 2010
DÉCROCHAGE... CHEZ LES PROFS!
J'ai eu le goût de retranscrire l'article (pris à cette adresse: http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2010/06/20100609-183912.html ) parce que ma soeur est professeure depuis plusieurs années et je me demandais un peu si elle était témoin de cette situation.
"Ils éclatent en sanglots. Ils veulent réorienter leur carrière. Ils se sentent complètement dépassés par la difficulté de leur emploi. Ils sont de plus en plus nombreux ces jeunes professeurs à décrocher du système scolaire après quelques années d’expérience.
Selon le chercheur Robert Dubois qui termine actuellement un doctorat sur l’épuisement professionnel chez les enseignants, de 20 à 25 % des jeunes professeurs décident de quitter le monde scolaire avec moins de trois années d’expérience.
Selon lui, trois causes poussent les jeunes professeurs à quitter l’école de façon prématurée.
Dans un premier temps, les jeunes enseignants seraient très mal accueillis et intégrés dans les commissions scolaires.
« Parce que le travail est déterminé par ordre d’ancienneté, le jeune professeur se voit attribuer des tâches insensées.
Avec une formation en géographie et en histoire, il doit enseigner l’anglais, le français et les mathématiques à des groupes difficiles, dans des locaux éparpillés dans l’école.
En fait, nous devrions confier ces tâches difficiles aux meilleurs enseignants de l’école. Les jeunes profs sont très bien formés sur le plan de la matière. Par contre, ils ont de la difficulté avec la gestion de classe », soutient M. Dubois, qui est enseignant au secondaire depuis 27 ans.
À temps partiel
Les contrats à temps partiel seraient également problématiques.
« Les jeunes profs arrivent difficilement à une permanence. On les considère comme des bouche-trous. De contrat en contrat, ils se retrouvent un peu partout. Même s’ils ont une tâche à 100 %, on ne les paye pas à 100 %. Ce n’est pas très motivant. Ils n’ont aucun sentiment d’appartenance », déplore le chercheur de l’Université de Montréal.
Finalement, les jeunes enseignants manqueraient d’encadrement.
« Ils ont besoin d’un mentor pour les encourager. Ici, on ne peut pas compter sur les directions d’école, qui sont actuellement débordées par les dossiers qui leur sont confiés.
La gestion des jeunes enseignants, c’est le dernier de leur souci. Ici, on pourrait libérer des profs d’expérience pour accompagner deux ou trois jeunes enseignants », propose M. Dubois.
Violence
Selon lui, outre ces trois causes, les actes de violence ne sont pas étrangers à ce taux de décrochage élevé chez les professeurs. « Des profs à mon école se sont fait menacer de mort par des élèves. Ce n’est pas normal », insiste-t-il.
« C’est très dommage, poursuit le chercheur de l’Université de Montréal. J’ai vu d’excellents jeunes professeurs, très doués, abandonner après un certain nombre d’années. Ils sont partis faire autre chose de plus payant. Ce n’est plus un emploi très valorisant. »"
jeudi 3 juin 2010
"DIEU EXISTE VRAIMENT..."
Je ne vais pas les écoeurer pour leur prouver que dieu n'existe pas, moi...
mardi 18 mai 2010
DIEU N'EST PAS GRAND - LA RELIGION EMPOISONNE TOUT de Christopher Hitchens
Pour tous les religieux qui n'ont pas encore ouvert les yeux, pour tous les athées qui veulent plus se renseigner, lisez ce livre! Un baume pour l'esprit, une écriture magnifique et un journaliste qui sait tout à fait de quoi il parle, puisqu'il a vécu la majeure partie de ses exemples.
Sortons de la barbarie et évoluons un peu, voilà son message, celui que tous devraient suivre. Il est temps que l'être humain sorte de l'enfance et commence enfin à réfléchir par lui-même.
Je conseille ce livre à TOUT le monde.
jeudi 15 avril 2010
DUNE - Citations et commentaires
Je viens de terminé la série de 6 tomes de Frank Herbert et c'est du pur génie. Ce qui est dommage, c'est qu'il n'ait pas eu le temps de finir le tome 7 avant sa mort d'un cancer en 1986, deux ans après sa femme qui est décédée du même mal.
Ces romans m'ont marqué d'une façon rare pour un roman de science-fiction. Les derniers livres à m'avoir fait le même effet sont "le Chaos et l'Harmonie" de Trinh Xuan Thuan et la "Fabrication de l'aube" de Jean-François Beauchemin.
J'ai l'intention de laisser ici toutes les citations qui m'ont marquées dans les trois derniers livres, histoire de vous faire voir quel genre de pensées traversent les romans, chefs-d'oeuvres de la littérature mondiale...
"La police observe toujours que les criminels prospèrent. Il faut qu'un policier soit véritablement borné pour ne pas constater qu'une position d'autorité est la plus prospère des positions criminelles que l'on puisse attendre" - Leto II, Empereur-Dieu de Dune
"Considérez-la comme une mémoire flexible, cette force qui vous pousse, vous et vos semblables, à des comportements tribaux. Cette mémoire flexible cherche à retrouver sa forme première, la société tribale. Voyez comme elle vous encercle... les feudataires, les diocèses, les corporations, les sections, les troupes de danse, les cellules révolutionnaires, les conseils d'administration, les groupes de prière... tous avec leurs maîtres et leurs esclaves, leurs hôtes et leurs parasites. Et ces avalanches de procédés aliénants (y compris l'avertissement présent!) viennet finalement grossir les rangs des partisans d'un retour au "bon vieux temps". Pour moi, je désespère de vous enseigner d'autres voies. Vous avec un esprit carré qui résiste au mouvement circulaire." - Les Mémoires Volées de Leto II
"Au niveau quantique, notre univers peut être considéré comme un lieu indéterminé, statistiquement prévisible uniquement par les recours aux très grands nombres. Entre cet univers et un autre relativement prévisible où le passage d'une seule planète peut être annoncé à la picoseconde près, d'autres forces entrent en jeu. Pour l'univers intermédiaire où se situe notre vie de tous les jours, "ce que je crois" est une force prédominante. Nos croyances commandent le déroulement des événements quotidiens. Si nous sommes assez nombreux à y croire, nous pouvons causer l'existence d'une chose nouvelle. Les systèmes de croyances créent des filtres à travers lesquels le chaos se résout en ordre" - Analyse du Tyran, Dossier Taraza, archives du Bene Gesserit
"La loi choisit toujours son camp en fonction des modalités exécutives. La moralité et les finasseries juridiques ont peu de chose à voir avec elle dès lors que la seule véritable question qui se pose est: "Qui tient le manche du fouet?" - Débat du Conseil du Bene Gesserit
"La bureaucratie est la mort de l'initiative. Il n'est rien que les bureaucrates haïssent plus que l'innovation, en particulier celle qui produit de meilleurs résultats que les vieilles routines traditionnelles. Les améliorations font toujour paraître ineptes ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide. Et qui prend plaisir à avoir l'air inepte?" - Guide des Essais et Erreurs dans l'Art de Gouverner, Archives du Bene Gesserit
"Tel se présente l'univers impresionnant de la magie qu'il est constitué non pas d'atomes mais uniquement de mouvements et de vibrations. En son sein, il convient d'abandonner toute croyance aux barrières qui font obstacle à la compréhension. La notion de compréhension elle-même est à écarter, cet univers n'étant ni visible, ni audible, ni décelable par aucun moyen fixe de perception. C'est le vide ultime où aucun écran préalable n'existe sur lequel puissent être projetées des formes. Il ne connaît qu'un seul mode de conscience et c'est l'écran de projection des images de l'imagination! Ainsi, l'on apprend véritablement ce que signifie être humain, être un créateur d'ordre, de formes et de sytèmes harmonieux, être, en somme, l'organisateur du chaos." - Manifeste des Atréides
"La mémoire ne recrée jamais la réalité. Elle la reconstitue. Et toute reconstitution modifie l'original en devenant elle-même un cadre de référence externe obligatoirement imparfait." - Manuel du Mentat
"L'éducation n'est pas un substitut de l'intelligence. Cette qualité élusive ne peut être que parteillement définie par l'aptitude à résoudre des puzzles. C'est par la création de nouveaux puzzles reflétant ce que vous raportent vos sens que vous pourrez compléter la définition" - Texte mentat #1
"Le silence est souvent ce qu'il y a de mieux à dire." - Une humoriste Bene Gesserit
"Les enseignements de type bureaucratique étouffent la sensibilité et la curiosité d'un enfant [...]. Il faut brider les jeunes. Ne jamais les laisser connaître l'étendue de leurs capacités (cela pourrait provoquer des changements). Passer des heures en comités pour étudier la meilleure manière de traiter les étudiants exceptionnellement doués. Ne pas perdre une seule seconde à observer la façon dont l'éducateur conformiste se sent menacé par l'apparition d'un jeune talent et s'emploie à le briser, poussé par son désir profond de se sentir supérieur et en sécurité dans un environnement immuable." - Darwi Odrade, Mère Supérieure du Bene Gesserit
"Tout est une abstraction." - Octun Politicus, Archives Bene Gesserit
"Les souvenirs ne sont et ne doivent être que des souvenirs. Des choses qui ne sont là que pour être caressées ocasionnellement dans l'évocation de joies passées. Aucune joie ne saurait être permanente. Tout n'est qu'éphémère. "Tout aura une fin, même cela" est une règle qui s'applique à la totalité de notre univers vivant. [...] Seule la vie importe finalement." - Darwi Odrade
"L'élaboration d'un choix opérationnel se produit dans un creuset d'erreurs instructives. Ainsi, l'Intelligence accepte la faillibilité. Et si les options absolues (infaillibles) sont impossibles à déterminer, alors l'Intelligence prend ses risques en se servant au mieux des données limitées qu'elle trouve dans une arène où les erreurs sont non seulement possibles, mais indispensables." - Darwi Odrade
"Toute réponse constitue une prise dangereuse sur l'univers. Malgré une apparence sensée, elle n'explique peut-être rien." - Le Fouet zensunni
"La vengeance est pour les enfants et les retardés mentaux." - Darwi Odrade (Frank Herbert semble avoir pris cette citation directement de sa femme Bev)
"C'est au moment où vous croyez prendre en main les rênes de votre destin que vous risquez d'être écrasé. Agissez prudemment. Comptez avec un certain nombre de surprises. Quand on crée, il y a toujours d'autres forces à l'oeuvre." - Darwi Odrade
Voilà, j'ai pas mal fait le tour des citations que je trouvais intéressantes. Je trouve les cheminements de pensée de Frank Herbert vraiment intéressants, surtout quand on considère qu'il s'est passé 20 ans avant le premier et le dernier tome de la série. Une maturité est venue s'installée au fil du conte, maturité déjà présente dans ses premières oeuvres, mais mieux verbalisées vers la fin. On la retourve aussi à travers ses autres romans qui sont tout aussi excellents!
mercredi 17 mars 2010
CITATIONS QUI M'ONT PLUES DANS les enfants de Dune
"La seule règle qui gouverne la créativité est l'acte de création lui-même." - Leto Atréides II
L'ÈRE DE LA NÉCROPHILIE
La mort qui reprend vie. Quelle est cette fascination morbide pour la chair pourrie vivante? Le phénomène n'est plus underground: Grâce à Stephenie Meyer et ses livres fast food de Twilight, la mort-vivance devient un phénomène commercial!
Pourquoi? Depuis quelques années, la vague augmente sans vouloir diminuer. Ce qu'on vend en librairie est devenu à 50% de la littérature de morts-vivants. "Twilight", "le Journal d'un vampire", "True Blood", les "Vampires de Manhattan", "Zombie Survival Guide", "Zombie Wars", "Marvel Zombies", "Les morts nous donnent signe de vie", "Que fait-on et et où va-t-on après la mort", et j'en passe!!! Les années 70 ont vu monté l'intérêt, les années 2000 en ont fait une obsession commerciale! Et je ne parle que des livres sans leurs produits dérivés (parce que la moitié de ces livres ont été adaptés au cinéma et plein de bebelles sont vendues à leur effigie...).
J'ai l'impression que la peur de mourir se manifeste par cette obsession, une peur grandissante provoquée: 1) par le bogue de l'an 2000 qui a foiré, 2) les "prophéties" mayas qui annonent la "fin du monde" en 2012 parce que leur calendrier s'arrêtait à cette date (personne n'a pensé, bien sûr, qu'ils devaient bien s'en câlisser et se dire qu'ils allaient de toute façon être déjà tous mort en 2012...), 3) les jeunes n'ont plus d'attache "spirituelle". C'est bien beau ne plus croire en dieu, mais l'esprit doit se tourner vers autre chose, sinon il dépérit (comme un zombie). On ne peut pas toujours baigner dans un matérialisme profond, ça affecte le cerveau, ça rend patate, ça fait stagner et ça finit par puer la pourriture. Mais il y a moyen de vivre un athéisme sain que je ne parlerai pas dans cet article. Allez lire Comte-Sponville et Onfray. :O)
Je vois cela comme le miroir d'une société en train de s'écrouler, mais qui ne veut pourtant pas restée enterrée. Un peu comme l'empire romain se baignait dans les joutes d'arène et le vin vers la fin de son règne, nous nous baignons dans le sang des autres, nous faisons des bébés avec des morts. C'est que les êtres vivants ne sont plus assez intéressant pour nous, il semblerait...
Bref, si vous êtes témoins d'autres phénomènes semblables reliés à la mort, vous pouvez m'en faire part et on pourra le rajouter à la liste nécrophile de la société actuelle. Je l'ai observé surtout parce que je suis libraire et qu'on voit sans cesse passer ce genre de livres. De toute façon, je n'ai pas été très exhaustif dans mon article, je voulais simplement soulever le sujet.
Je vous laisse, je retourne travailler avec mes morts-vivants.
vendredi 12 février 2010
LE VIEIL HOMME ET LA MOUFETTE
lundi 14 décembre 2009
SOIRÉE FIÉVREUSE...
syndrome du déficit de vie
on sent la fièvre s’emparer de nous
les nausées
plus fortes minute après minute
le silence parvient à venir à bout
d’un corps qui craque sous le poids
du malaise
et le froid
ce terrible froid diurne
une montagne de larmes glacées et le vide
à l’intérieur
qui empêche de tout accomplir
qui demande grâce et veut prendre congé
ses pieds empêtrés dans la glace
hauts-le-cœur agoniques
puissance des tréfonds
lamentables essais pour vivre une vie sans tache
on se retrouve couché dans un lit
malade du silence
malade sur un mur noir caché derrière la tour aux cent portes, incapables d’en sortir, la lueur tant attendue s’est éteinte dans le soir
la création cache la peur
la tentation arrache le cœur
et sous un arbre de 300 000 dollars
je m’étends et finis par m’endormir
exténué
d’un sommeil agité
14 décembre 2009
lundi 12 octobre 2009
TOUCH - YELLO - 2009
Le gros problème pour cet album, c'est que toutes les chansons se ressemblent, contrairement aux autres albums où nous pouvions entendre un foisonnement de sons nouveaux et créatifs. Des mélodies prises de leurs albums précédents, des sons semblables à The Eye (l'album d'avant) et même une reprise de Bostich un peu boboche et faite n'importe comment...
Pas un gros portrait, pas grand chose à dire non plus pour cet album qui fête les 30 ans de ce groupe qui commence à vraiment mal vieillir...
