samedi 7 mars 2009

SUR L'AMOUR ET L'ADORATION DE L'ÊTRE AIMÉ

Citation du livre que je lis présentement ("La quête d'Erekosë", de Michael Moorcock, Pocket, 2007 - page 786) et qui vient juste de me marquer tellement c'est bien dit!

"Que m'importe d'être adoré ou non? Je l'aime pour elle-même. Mon imagination se réjouit non de la contrôler, mais de savoir qu'elle existe. Je me contente de célébrer ce fait. Et je le célébrerais toute l'éternité, si je devais être séparé d'elle pour l'éternité. Et si nous sommes de nouveau réunis, même un bref instant, c'est une justification plus que suffisante pour les souffrances que j'endure..."

En effet, à quoi sert d'être adoré d'une personne si celle-ci n'est pas elle-même? Qu'en est-il de la personnalité, qu'en est-il du Vrai, qu'en est-il de la Vie si l'amour envers une autre personne n'est pas pris sur un niveau équivalent, c'est-à-dire dans le respect de l'autre et l'honnêteté que l'un a envers l'autre? Il faut avant tout être vrai avec soi-même mais aussi avec l'autre si un amour veut exister et durer. Sinon, c'est la zombification de l'être qui s'installe et on reste pris dans une boue stagnante qui pue l'hypocrisie.

Voilà.

mercredi 18 février 2009

Sur la perte et le devenir

Comme le dit si bien le titre de mon blogue, je suis à la recherche d'un "devenir" assez particulier. Et depuis quelques semaines, cette recherche se définit petit à petit en une découverte majeure de ce que je crois pouvoir appeler les Bottes du Deuil.

Explications. Ça fait plus d'un an que Julie, qui possède encore mon coeur, est décédée. Et ça fait plus d'un an que je tente de régir les forces qui m'habitent et qui m'ont assailli dans ce détour de ma vie totalement inattendu. Depuis, je cours. Depuis, je ne veux pas regarder le chemin que j'ai parcouru et je fonce les yeux fermés dans une apathie trop tentante pour être confortable. Je ne peux plus m'arrêter, car je me suis chaussé de ces bottes qui font qu'on ne peut plus s'arrêter de fuir.

Elles m'ont conduit hors de mon travail, dans une déprime insurmontable, elles m'ont conduit à Chicoutimi, où je croyais me ressourcer, mais où je ne faisais que fuir le moment présent et m'affaiblir physiquement, pour ne plus percevoir une douleur psychique qui m'a fracturé. Automne 2008, de retour à Montréal, je fuis encore, avec ces Bottes maudites, toujours à m'affaiblir et ne pas voir la réalité en face: JE DOIS FAIRE QUELQUE CHOSE.

Avant de me rendre à la rupture psychique totale, j'ai décidé de m'inscrire à un cours. Un cours qui me permettrait de développer mon côté artistique et ma... connaissance rapide? des ordinateurs. Un cours en animation 3D est ce qu'il me faut. Ça fait des années que ça me saute dans la face et que je ne le vois pas. Ça fait depuis la tendre enfance que je dessine et crée des personnages, des mondes, des univers, et pas seulement en dessins, mais en poèmes et en récits. Il est temps de concrétiser le tout. Il est temps d'ôter ces bottes de fuite (faites de laiton et de plomb) et de mettre quelque chose de plus confortable à mes pieds. Des pantoufles, des espadrilles, n'importe quoi.

Moi qui croyais la fuite terminée quand je suis revenu ici, tel n'était pas le cas. Je me suis perdu dans l'oubli de mon Être, brûlant mon corps à ne plus être capable de marcher plus de 5 minutes sans qu'elles ne lâchent sous mon poids. Ma condition actuelle n'est pas au meilleur de sa forme et j'ai l'impression qu'en tentant de l'améliorer, je casse des morceaux, ne sachant plus trop comment m'y prendre pour vivre. Alors je prends des pilules pour moins stresser et mieux dormir, je prends des pilules pour mes maux de dos qui coince à chaque faux mouvement, d'autres pour mes migraines et en regardant ça, j'ai l'impression d'avoir 90 ans.

Je rumine tout ça depuis quelques temps et ça me stresse. Ça me stresse parce que je manque des journées de travail, ça me stresse parce que je garde tout en dedans, ça me stresse parce que je ne sais plus trop où j'en suis, malgré les exercices physique, la massothérapie, la tentative de bien manger (pas très fructueuse, celle-là) et mon choix de retourner à l'école en septembre.

La mort de Julie est encore un fardeau que je porte. Je l'aime encore, je l'aimerai toujours. Je pense à elle tous les jours. Parfois ça me fait fondre en pleurs, d'autres fois, je suis juste trop dépassé pour avoir une quelconque réaction.

Je suis lent à voir venir, comme gelé par des glaces vieilles de millions d'années. Dans cette croûte, je perçois des choses que je peux comprendre, mais ne peut atteindre. Celles que j'attrape sont un casse-tête de plus. Pourquoi ne pas simplement sortir le chalumeau et tout faire fondre, histoire de voir ce qu'il se passera?

En attendant, je cours encore, comme un buisson sans tête, sans flamme et sans voix. Les yeux ouverts, je regarde Luc évoluer dans son bocal et je lui donne des pistes en souffles de vent, histoire de voir comment il réagira...

samedi 14 février 2009

Sur la réussite et Dieter Meier

"I think to stumble and fall is great art." - Dieter Meier

Citation prise sur le site http://www.swissinfo.ch/eng/front/Godfather_of_techno_keeps_with_the_beat.html?siteSect=108&sid=8692357&cKey=1202636126000&ty=st

Considérations sur le fait que le monde en général est trop basé sur la réussite, ce qui fait que les gens ont peur de trouver leur propre voie par essais et erreurs. Parfaitement d'accord. D'ailleurs, ne sommes-nous pas constamment en train de faire ça jusqu'à ce qu'on soit rendu sur notre lit de mort?

Ce qui m'amène à penser: Faut-il juger la qualité d'une vie par ses réussites ou par ses erreurs? Une personne ayant tout réussit dans sa vie n'aura peut-être par vraiment vécue...

En passant, Yello travaille présentement sur un album double et j'ai hâte de voir ce que ce sera!!!

samedi 8 novembre 2008

Réponse à ma soeur

En réponse à l'entrée de blog de Chantale sur Julie.

C'est drôle. Pour nom de Julie, j'ai jamais vraiment eu de la difficulté par rapport à ça. C'est surtout ce qui entourait ce nom qui m'affecte encore. Des gestes qui me rappellent sa douceur, une ambulance qui passe dans la rue, une amie qui se laisse tomber à genoux sur le sol pour éclater de rire, une voix qui me rappelle la sienne (je ne peux pas écouter le disque de Scarlett Johansson à cause de ça), des odeurs qui me rappellent son parfum. Cette semaine, encore, deux demoiselle s'assoient à côté de moi dans l'autobus et celle qui est plus prêt de moi a le même parfum que Julie. Comble d'étrangeté, une coccinelle sort de sous son banc et va se coller sur la fenêtre juste en face. J'ai été confus tout le reste du trajet et une fois hors de l'autobus, ça m'est sorti de la tête jusqu'à ce matin.

J'ai passé par plusieurs étapes au long de cette dernière année, je me suis reconstruit psychologiquement petit à petit, recollant des morceaux qui avaient revolé jusque sur Pluton, et moi aussi je ne peux pas franchement parler de la mort de Julie sans vouloir péter une coche (il faut que je me mette sur le mode automatique-robot si je veux le raconter, et je n'aime pas vraiment ça), mais ce qui m'affecte le plus, maintenant, c'est de ne pas avoir vu ceux autour de moi qui ont aussi souffert des événements de l'année dernière. Eh bien aujourd'hui, je suis de retour à Montréal, et même si mon physique se déglingue comme une vieille machine temporelle qui aurait passé par toutes les guerres, le deuil n'est pas fini, mais le moral va bien et je veux être avec vous, mes amis, même si nos horaires font que ça reste difficile. Ma fuite s'achève, elle se terminera quand je vous aurai tous revus et quand je saurai enfin ce que je veux dans la vie (gros défi, mais quand même réalisable :O) ).

Reste une autre petit chose, c'est de me botter le cul pour terminer mes nouvelles littéraires et en commencer d'autres!!! Au diable la poésie, c'est un recueil de nouvelles que je publierai!

vendredi 24 octobre 2008

DE RETOUR EN VILLE!

Voilà! Je viens de ravoir le téléphone et internet et je peux enfin vous annoncer mon retour officiel à Montréal! Après une semaine à vider des boîtes, à être embourbé dans du stock à plus savoir où le mettre, à se sentir dans un Twilight Zone sans téléphone ni internet, me revoilà!

Semaine difficile, donc, avec le retour aussi au Archambault d'Anjou pendant un début de période des fêtes endiablé à rencontrer des clients de tous les accabis!

Il ne me reste qu'à attendre que mon téléphone soit chargé pour commencé à appeler du monde...

vendredi 3 octobre 2008

Journée fatidique!

Nous y voilà, je jour de la première étape de mon retour à Montréal. J'empacte mon stock ce soir avec Luc G. et c'est le grand départ dans un gros camion vers la grande ville pour une seconde fois! Un peu de stress en début de semaine. Maintenant, tout à l'air de se placer et de s'emboîter convenablement.

Luc était supposé arriver plus tard ce soir pour m'aider, il va pouvoir venir plus tôt. Problème avec la clé en arrivant là-bas? Ge, très gentille, va aller la chercher en matinée demain. Je ne me souviens plus de l'adresse? Ge, encore une fois, va y être allée et va savoir où c'est. Camion trop gros pour moi? Je suis sûr qu'après 15 minutes, je vais me faire du fun à le conduire.

Enfin, toujours est-il que le stress demeure, mais c'est plus de l'excitation que de la peur que ça chie (pour aucune raison). Je me fie à moi. Et à mes amis qui seront là pour m'aider à transporter ces lourdes boîtes de livres!!!

Merci les amis! :O)